Mes-50-cercles

Mischief, Mayhem, Soap.

Mercredi 29 juin 2011 à 19:50

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Blitz de Elliott Lester

          On sait, Jason Statham est devenu le castagneur de l'extrême. Les Stathamophiles le savent plus que quiconque, ce pur british des milieux mal famés Londoniens s'est vu au fil des films et des années attribué le rôle du castagneur par excellence. A vrai dire, avant de taper sur du Jet Li ou sur du Steve Austin, Statham avait eu quelques rôles plus fin. A savoir les trois Guy Ritchie dont il reste l'ultime chouchou. Arnaques, Crimes Et Botaniques, le cultissime Snatch dans le rôle de Turkish. Et c'est surtout dans le brillant Revolver que Statham évitait la testostérone pour dévoiler son aisance dans les rôles fins et psychologiques. Dernier exemple en date, le Formidable The Banker Job ( Horriblement traduit par "Braquage à l'anglaise" car c'est plus noble faut croire! ) où Statham puisait toute son inspiration dans un Clint Eastwood des années 70, ou dans un Sean Connery lambda. A tel point que la presse voyait en lui le prochain Branson ou justement Connery pour sa virilité assuré et son aisance à capturer l'âme d'un rôle...plutôt virile.

          Sauf qu'on connait la suite, Statham s'est vu offrir par Besson ( Merci Luc ) l'un des pires rôles de sa vie, voir le pire de la décennie dans sa trilogie débilo-grotesque du Transporteur. Image qui le colle encore aujourd'hui à la vue des quelques merdes brassées en cours de route ( le ridicule Rogue : L'ultime Affrontement, ou le très beauf The Expendables de son pot Stallone ). Seulement voilà, Statham est un Anglais, et avec le cours du temps, il a su légitimement déconner avec les rôles offerts par le passé. Son aise dans les autos parodiques Hyper Tensions en sont les parfaits exemples. Car rappelons le, Statham est un putain d'acteur né. Au charisme inné ( du en autre à sa face de british veinère ), et promis à l'indéniable goût de l'aventure cinéphile.

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           Ainsi Statham se lance sur Blitz ( qui n'a rien de néo-nazi ). Réalisé par le totalement inconnu Elliott Lester et tiré du bouquin R&B Blitz de Ken Bruen vendu aux buralistes des quatres coins du monde. Relatant les méfaits d'un tueur en série au milieu d'Oxford Circus, tuant par ci par là un flic ou deux au jour le jour. Parallèlement on suit l'histoire de Brant interprété par notre British favoris. Virile à en mourir, à la morale discutable, à la connerie indéniable, et surtout à la répartie presque beauf : "J'ai une gueule à prendre des notes ?". Et peu à peu, ce sont les coéquipiers de ce cher Brant qui sont pris pour cible, commence alors une chasse à l'homme entre un givré, un sergent homosexuel, et un écorché vif. Blitz, il est vrai ressemble à n'importe quel film du Dimanche soir, il pourrait même y avoir sa place en guest star.

         Pourtant, loin d'être un chef d'Oeuvre ce Blitz se suit très étrangement, très facilement à tel point que l'on prend un certain plaisir à déguster les tabassages de Statham ou du tueur Blitz, Brillamment interprété par Aidan Gillen. Autre surprise, c'est le ton du film, l'ambiance Londonienne donne quelques ailes à ce Lester, à tel point que les références aux maitres du genre ( Inspecteur Harry, Un Justicier dans la ville ) finissent par pleuvoir, comme ce mauvais temps si...propre à Londres. En outre, on prend encore un certain plaisir à suivre cette coopération entre ce flic teigneux, et un sergent homosexuel interprété par Paddy Considine, l'oublié du formidable Dead Man Shoes de Shane Meadows. Loin d'y refléter le travail d'équipe des hommes du présidents, Blitz ose au moins joué de façon presque ironique sur cette facette interprétée par deux formidables acteurs.

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        Le film, au caractère plutôt curieux, navigue constamment entre le jeu de chat et de souris, le dégommage de flics à la pelle, meurtres crados, tueurs en série plutôt charismatique, et enfin, opposition des deux inspecteurs en charge de l'affaire. Respectant apparemment l'oeuvre originale de Bruen, Lester y ajoute un côté poisseux et surtout un double point de vue plutôt distrayant. Ainsi, on est aussi immergé dans l'oeil de Statham que dans celui du tueur. Un peu à la façon Peter Jackson avec The Lovely Bones, où du traumatisant Le Voyeur de Powell. Le tout dompté par une musique Drum'N'Bass presque gênante, le film de Lester navigue donc au final sans cesse entre l'hommage poussé au film du genre dont Branson en est le semi-dieu, et le film du Dimanche soir. Et ce, même si Lester se base sur des stéréotypes du genre ( coups de basses au moment des tirs de pistolets, répliques beaufs ), ce qui donne au film un arrière goût discutable.

           Loin d'être un chef d'oeuvre, et ne se plaçant pas dans la lignée des bouses made in Statham, Blitz reste un divertissement plutôt distrayant et loin d'être chiant par sa violence psychologique et physique tout de même très contemporaines. On regrettera le côté trop étiquetage de Statham, et peut être le manque d'inspiration du film. Qui malgré les bons ingrédients ne réussi pas la bonne recette. Aussi bien par la réalisation inexistante de Lester, que par le manque d'idée innovantes. Lester ne se chargeant juste que d'ingrédients déjà vus, et d'une originalité totalement dépassé. Le roman noir de Bruen aurait peut être mérité un meilleur portrait psychologique que de ne sortir qu'un cadeau à pétard à l'effet escompté. Mais fallait-il aussi en attendre plus ? Blitz reste le divertissement parfois jouissif ( une unique formidable séquence de course poursuite ) et parfois inachevé voir beauf de ce qu'aurait pu être le renouveau de Statham. Car même si le film est supporté par trois formidables acteurs, même s'il y a plus de gueulantes que de coups de points dans ce film, Statham a déjà réempilé par le second beauf Expendables. Un jour, le monde connaitra son talent, et celui de Considine pour le coup.


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Mardi 28 juin 2011 à 19:20

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Balada Triste De Trompeta d'Alex De La Iglesias        
   
        
Et le voici! Le nom d'article le plus long de ces vingts dernières années! Il y avait beaucoup à parier sur ce nouveau d' Alex de La Iglesias. C'est simple suite à sa daube monumentale Crimes à Oxford, le réalisateur avait simplement perdu tout point de vue cinéphiles pour réaliser un film comme bon nombres de ses acolytes cinéphiles, sans réelle âmes, perdue entre une lamentable cartes aux trésors sur France 3 le Vendredi soir, et une sous cape de Seven. Crimes à Oxford était peut être une opportunité pour lui de s'immerger un peu autre part que dans le cinéma Andalou, mais aussi, une bonne manière de symboliser la fin de son règne dans le cinéma de genre au pays des matadors. C'est sans se souvenir des scénarios palpitants qu'Iglesias nous avaient offert ces dernières années, en syndicaliste de Mutant avec Action Mutante, ou encore le faussement Western 800 balles.

           Après avoir osculter l'âme d'un réalisateur de Navarro ou d'un Dolmen, Il y a deux ans, Iglesias promet un retour aux sources, comme une sorte de renaissance après les échecs ou plutôt l'échec passé. Une façon de séduire à nouveaux les cinéphiles du monde entier. L'impression de ce film donne surtout l'image de Iglesias rentré chez lui sans un sous, valise sous la main, dans les bras de sa mère en terre Andalou. (?) Pourquoi une telle image ? Peut être car son film reste l'une des plus grandes oeuvres espagnoles de tout les temps. Brassée dans la culture ambiante, historiquement très riche, et surtout, un ton et une ambiance rarement aussi crédible à l'écran. Dali doit s'en retourner dans sa tombe, tout comme Al Modovar dans son 5 étoiles. Au fil du temps, Iglesias s'était vu offrir le poste de réalisateur Zinzin/Cradingue du cinéma Espagnol. Poste dont il démissionna pour revenir au plus tôt avec ce film, proche d'un Terry Gilliam, mixé à du Tarantino sous piments d'espelette dans une photographie volontairement dénuée de couleurs vives.

 
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           Balada Triste de Trompeta rend hommage à ce poste dès les premières secondes où un clown démembre des soldats franquistes à coup de Machete dans une incroyable première séquence. Comme pour rattraper le temps perdu, le film file ensuite vers les dernières heures de l'armée Franquiste avant la prise de pouvoir des républicains pour se concentrer sur le fils du clown "Machete" en question. Dans son cirque où il y interprète le Clown Triste, et tombe amoureux de la sublime trapèziste Natalia. Elle, alors maquée au Clown Hilare influencé par le marquis de Sade à en croire les tabassages hallucinants infligés à sa Natalia. Iglesias se concentre alors sur ce trio brillament interprêté, ce n'est sans rappelé le traumatisant Freaks de Tod Browning, ou une bizarrerie du genre façon Big Fish de Burton maquillé en Tapas. Dans un premier temps le film va donc romancer de façon très subtile l'histoire d'amour, dans un mix de poésie très vieux jeu à la Fellini, jouant sur l'ironie, et le second degré planant et les côtés fièvreux de la jalousie. Comme si la belle mais très nympho Natalia ne savait choisir entre le Clown Hilare bien monté, ou l'amour spirituel proposé par le Clown Triste.

             Sauf que...Sauf que voilà. Iglesias n'est pas un homme ordinaire. Le film dans sa seconde partie, après une vengeance du Clown Triste défigurant l'Hilare ( mais au combien violent ), change de cap, à en devenir frontalement fou et totalement violent à la fois. Prêt à tout pour se venger définitivement de celui qui aura à tout jamais désamorcé sa vie du grand amour. Le protagoniste principal devient alors une sorte de Phantom Of The Paradize, une bête de foire totalement baroque mais sauvagement amoureux, imprimant à vie son maquillage de clown. Iglesias pénètre alors dans les entres si convoitées de Terry Gilliam, la bizarrerie de Brazil ne semble guère loin, et la photographie de Iglesias elle aussi surprend par sa prise de risque. Iglesias s'envole au dessus des protagonistes, virevolte autour d'eux et sa réalisation change alors momentanément, procurant des instants de grâce, comme cet ultime fantastique plan, à faire pleurer la ligue des supers dictateurs du 20ème siècle, Mad Max, et Jason Statham Réunis. L'humour noir est toujours présent, mais dans cette deuxième partie, la sensualité est remplacée par la folie, le baroque, et la quête de l'impossible. Une brillante ligne directrice de l'amour auto-destructeur.
 
 
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             Ce n'était sans compté sur un trio de tête absolument exceptionnel. Inconnu du grand public ( encore une fois, un retour aux sources pour Iglesias ), tous présenté dans un incroyable générique. Carlos Acere et Antonio De La Tore question clown, et Carolina Bang question trapèziste un poil maso. L'incroyable prestance permet au film de s'envoler, via aussi bien leur cris, que leurs larmes ou leurs envolées sanglantes. Tous étant filmés pied au plancher dans un parfait montage vif et au combien aussi rythmé. Le tout restant épaulé par une magnifique partition de Roque Banos, le Hans Zimmer des terres Madrilennes, captant l'émotion et les sentiments humains offert par Iglesias au public. Ces sentiments généreux issus de la démesure de Iglesias, qui dans un ultime séquence ont certainement fait pleuvoir plus de larmes que n'importe quel daube antique à la Twilight ou de grotesque mélo à la Woody Allen dans ses heures perdues.

             Alex de La Iglesias, n'oublie cependant jamais le contexte historique, en y imprégnant de véritable attentats contre les loups au pouvoir de l'époque (Général Blanco, ou l'apparition subtile de Franco), ce qui donne tant à ce film une âme aussi bien historique, romantique, que riche en démesure. Balada Triste de Trompeta est le chef d'oeuvre auquel Iglesias nous confie en ce début d'été carbonique. Parfait dans sa conception, subtil, et brillant dans sa mise en scène, impardonnable dans son intelligence, le film de Iglesias reste une incroyable fresque contemporaine, auquel il est plus que facile de lui attribuer "Film de l'année 2011". Alliant humour noir, et envolées romantiques, jouissif sa violence graphique, bouleversant et généreux, Iglesias retrouve alors son statut de metteur en scène Zinzin/Cradingue offrant à sa filmographie un chef d'oeuvre, et certainement la plus grande oeuvre de sa vie. Mais comme d'habitude, Balade Triste De Trompeta se retrouvera coincé au rayon des oeuvres trop loufoques pour plaire au grand public et se retrouve alors dans 150 salles françaises tandis que Johnny Depp fait encore le pitre sur son yatch du pauvre, voir le clown.


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Lundi 6 juin 2011 à 19:22

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The Hangover Part II de Todd Philips
 

            The Hangover Part I ( pour le coup ) a redonné un second souffle à la comédie Américaine qui s'étouffait à coups de Jennifer Anniston ou de parodie sans âme des plus grands succès de l'année. C'est simple Todd Philips réussissait un coup de maitre : Battre des records au box office avec des acteurs de seconde zone dans une production indépendante, faisant alors la tronche à toutes les sorties du moment. Encensé de la critique ce premier des trois boulets était une fière réussite. Et Todd Philips remontait sur la sellette alors que pendouillait à son coup l'étiquette "Réalisateur de comédies Has Been, quoi que pas assez médiatisé". L'auteur et réalisateur du génial "Road Trip" avait alors réalisé à l'époque la préquelle de toute une série de Teen Movie dans laquelle se reconnaissent forcément le tiers d'adolescent boutonneux de la planète.

            Road Trip était l'avant goût du cinéma qu'aime Todd Philips. L'histoire banale d'un type lambda qui va commettre la connerie de sa vie, ou la seconde connerie de sa vie...Exemple en date, le sympatique quoique trop plat Date Limite dans lequel Philips faisait tourné sa première star, Robert Downey Junior pour le film moyen que nous connaissons. Tourné dans un élan de folie meurtrière après Date Limite, Very Bap Trip 2 ( rebaptisé encore une fois par nos divins doubleurs/traducteurs/bandits ) est donc la suite du premier volet qui aurait fait craché le dentier de Monsieur Dupont, 80 ans, au premier rang. Un autiste, un frustré, et un beau gosse qui égarent au cours d'une nuit d'extase la quatrième personne qu'il ne fallait pas perdre. Tel était le plan du premier Hangover...


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            Et tel est le plan du second Hangover ! C'est simple, à l'instar de Jonathan Liesbesman avec son frauduleux et totalement traumatisant World Invasion : Los Angeles ( Vive les états d'amériques de Dieu ) qui s'amusait à pomper les meilleurs scénarios du genre ( District 9 en pôle position ) pour en faire une véritable daube, Todd Philips lui ne s'est pas pris la tête. C'est donc simple, The Hangover Part II est le copier collé de la première partie. La trame semble être tellement la même, que la question du foutage de gueule se demande ? Et bien non, ou encore mieux OUI. Todd Philips se fout complétement de nous, ou encore encore mieux, se fout d'écrire quelque chose d'encore moins original. Et c'est le premier bon points de ce film. Quelque part, pourquoi changer une équipe qui gagne ?

            C'est dans la veine des New York 97 / Los Angeles 2013 que The Hangover se tourne : Partir sur un scénario identique au premier succès pour peut être, emmerder quelques critiques, voir quelques producteurs sans cesse à la quête de nouveaux Monthy Pythons. Todd Philips se permet donc de renouveler l'idée du tout premier opus. Que se soit dans la mise en scène ( bien que Philips ai pris de l'assurance depuis ) ou encore, dans le montage. Par là découle de très bon moments, aussi bien dans les scènes impitoyables auquel Philips nous convie pour notre plus grand bonheur malgré un manque de fraicheur certain, autant de là découle de nouvelle trouvailles comme le formidable générique de départ emporté par la magnifique Black Hell de Danzig qui avait déjà assuré le générique du premier volume.


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            Emmenant les protagonistes à Bangkok, Philips ne se prend pas pour un auteur, et filme comme il peut cette ville à quelques univers du notre, ou inversement. En outre ses sublimes images de génériques vues du ciel par des travellings aériens, du point de vue de la mise en scène, Philips arpente les côtés fiévreux de cette ville et l'univers glauque, voir totalement dégueulasse semble être au rendez vous : Putains, Traffic à gogo en tout genre ( même de singe fumeur! ), Violence, Semblant de déchetterie immense...C'est dans ce cadre que Todd Philips réussi certainement son pari. L'humour est forcément lui malsain, voir glauque, envolé par trois excellent rôles de compositions d'acteurs. Le gros Zack Galifianakis en tête pour ses allures d'autistes , suivi de Bradley Cooper, ou l'étonnant Ed Helms qui malgré un atroce doublage ( quasi honteux ) nous étouffe à bien quelques coups...Et ce, malgré l'un des doublages les plus ratés de l'année, rien que sa !

             Philips permet donc encore une fois à la comédie Américaine de se régénérer grâce à ce qu'il sait faire de mieux, l'humour gras, quoique parfois si fin par rapport à la quantité de vacherie qui embaume nos cinémas au jour le jour. Philips rebondit bien de son Date Limite, qui malgré une heure trente de déconnade semblait tirer sur les ficelles usées du genre Road Trip / Comedie, et s'essoufflait trop/très rapidement. En outre, The Hangover II souffre d'un seul syndrome : Le manque de surprise. Le coup de Philips est rusé et osé, mais malheureusement l'effet de surprise reste le gros point négatif du film ( ainsi que quelques affreux seconds rôles, je ne citerai pas de nom ).

             Philips ne trouvant pas le rythme effréné du premier volume. Et bien que sa réalisation s'améliore de film en film, Judd Apatow et son touchant Funny People semble encore être la vedette au pays de l'humour cinéphile. Quoiqu'il en soit, The Hangover Part II est un très bon moment de déconne à prendre à la légère sous peine de syndrome dit de "Grosse tête". L'humour de Philips continue de plaire, et surtout, Philips semble être enfin reconnu comme étant lui même, et non pas "Par le réalisateur de Very Bad Trip". Arrêtez de boire.


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Vendredi 3 juin 2011 à 12:21

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L'instant parfait, les 5 génériques qui traumatisent.

         Un bon film, est un peu comme un bon repas. Si l'on nous sert du foie gras et que l'on finit par un fraisier, la plupart des gens seraient aux anges. Pourquoi ? Car l'on ne retiens généralement que le début et la fin. Si la fin est elle incroyable, il y a fort à parier que ce même groupe de gens auront une bonne approche du film. C'est simple, si un film est introduit d'un générique ou d'une ouverture mémorable, se plonger dans le film ne peut qu'être une partie de jeux pour enfants. Le générique et les cinq premières minutes qui en découlent sont clairement l'un des points les plus importants d'un film moderne. Autrefois, les génériques étaient tous plus niaiseux les uns que les autres, sur fond de musique classique de ballet à Vienne ( Fucking Boring! ) ou parfois il n'y en avait carrément pas. Pourquoi ? Peut être que les gens croyaient que c'était la fin puisqu'ils duraient jusqu'à 5 minutes sans images. L'introduction d'un film est donc devenu au fil du temps l'instant parfait pour accroché son spectateur parfois consommateur ( Non au Pop Corn dans les salles de cinémas ! ) à son oeuvre parfois difficilement abordable. 5 Génériques, pour 5 claques. Les voici, les voilà. (Ci contre, générique d'Anatomy Of Murder )
 
 
5. The Trainspotting


 

          Chef d'oeuvre incontournable du prodige Britannique, The Trainspotting est certainement l'un des films les plus importants des années 90, voir le plus important du cinéma Ecossais. Danny Boyle pour relater cette histoire malsaine tiré d'un bouquin du génial Irvine Welsh, place donc ses caméras en plein milieu d' Edimbourg pour suivre le destin de 5 types tous aussi timbrés, secoués, et pathétiques les uns que les autres. Le ton étant donné au travers de deux éléments, le premier étant le discours anarchique et nihiliste de Renton ( embarqué par le formidable Ewan McGregor et son accent véritablement dégueulasse! ). "Choisir une putain de télé à la con, choisir un micro-onde, choisir une famille...Moi j'ai choisi la vie, j'ai choisi l'héroine." Tel est lancé ce grand film, d'un coup de gueule presque pathétique à la société. Le deuxième élément restant la musique de Iggy Pop, parfaitement adapté au cadre du film. Ce qui est brillant dans cette introduction, outre les magnifiques travellings de Danny Boyle, c'est l'introduction de ses junkies. Chaque protagoniste étant défini dans une petite séquence, le film donne son premier coup de poing dans ce brillant medley de rock et de violence donnant un premier élan de rythme au grand film de Boyle. Trainspotting, ou l'Orange Mécanique des années 90.
 
 
 4. Seven


 

         Se7en reste l'évènement le plus traumatisant des années 90. ( Avec la vache folle, c'est vrai. ) Film d'une noirceur sans précédent, David Fincher alors au manette de son deuxième film recréé une ambiance déjà vu auparavant dans la plupart des films noirs des années 50, en y attachant une crasse et un côté malsain digne de Taxi Driver. C'est simple Seven reste la résurrection divine du film noir. La pluie, les longs impers, les immeubles dégueulasses, la crasse et bien sur la tenue psychologique des protagonistes. Longtemps septiques, Seven trouvera à l'instar de Fight Club son apogée à la sortie  ou DVD, le film étant d'une violence physique et psychologique bizarrement si soudaine, et surtout malsaine.C'est ainsi que s'ouvre après une rapide introduction de Freeman ce chef d'oeuvre policier aux fortes influences psychopathe.

          Le générique de Seven reste dans la mémoire de tous comme des fragments d'images tirés de l'anus de Satan. De la peau arrachée, du sang dérapant au son de la bande sonore, tous les éléments du film sont présents pour nous introduire dans cette folle histoire de meurtres au dénouement électrique. La superposition des images reste brillante et l'ambiance froide et glauque semble d'avantage nous impressionné par cet instant oppressant. Derrière les images nous retrouvons d'autres brillants suicidaires, NIN, Ou plutôt Nin Inch Nails qui signent alors ici la bande sonore du générique de Fincher ( Trent Reznor plus particulièrement ) qui avant d'obtenir l'oscar de la meilleur BOF pour The Social Network nous illuminait du génie électronique et malsain que possède définitivement ce Trent. Seven reste la boite de pandore du film policier, et du thriller en général.
 
 
3. Dexter


 
 
         Seul générique de série a apparaitre ici, Dexter n'est plus exactement une série. Promis à la télévision pour toujours, Dexter reste la série la plus proche de l'univers cinématographique. Outre les innombrables références cinématographiques des différents réalisateurs ( Mean Streets, Psychose, American Psycho... ), Dexter par son ambiance, son montage lucide et loin d'une défaillance technique tel que les Experts, ou encore par son acteur principal ( le fantastique Michael C Hall ), Dexter reste certainement la plus belle réussite pour le petit écran depuis OZ ou les débuts de Malcolm ( voir la 4ème dimension! Ahah! ). Ici le générique de Dexter se voit, et se revoit sans l'ombre de l'enlisement et n'est jamais placé à l'arrache comme c'est le cas pour la plupart des séries  C'est simple, on a ici le droit au générique de Seven, mais dans le clean et la clarté de Monsieur Propre.

         Les plans sont magnifiques et chacun se rattaches à un acte de torture sévèrement infligé par notre tueur en série à un ou deux salauds, Explications : Pressé le café = Planter le couteau, Les éclaboussures de Ketchup = Une entaille qui finit mal ou encore le fil dentaire rappelle la bonne vieille corde à piano qui certains n'utiliseront pas comme diapason. ( ? ). Le générique de Dexter est donc propre, magnifiquement mis en scène, Dexter reste aussi pour sa réalisation, la plus classe et proche du cinéma pour ce qui concerne la petite lucarne. Ce n'est pas dans Desperate Housewives que l'on verra un travelling de près de 5 minutes. Autre chose, chez Dexter, on prend le temps de filmer quelque chose. Okay les Experts ? L'antithèse parfaite de l'atrocement génial générique de Seven, quelque part.
 
 
2. Pusher


 

       C'est simple, Pusher est film Danois fait de briques et de brocs. Réalisé pour deux francs six sous et produit par un curieux producteur Danois pour une sortie locale, Pusher deviendra au fil du temps, le film culte de tout un pays ( presque plus que la plupart des Lars Von Trier ) et restera comme la divine révélation d'un réalisateur exceptionnel récemment récompensé du Prix de la Mise en Scène à Cannes pour son très très attendu Drive : Nicolas Winding Refn ( et son pot Mads Mikkelsen pour le coup! ). Qui avant de réaliser l'époustouflant Bronson en 2007, et le trip nomade Vahalla Rising en 2010, tournait les légendaire Pusher. Le premier en 1996 qui révéla Refn pour au final, se ré-attaquer aux numéros 2 et 3 en 2004 suite à deux échecs outre atlantique. Le générique de Pusher reste certainement l'un des moments de cinémas les plus stylisés dans sa simplicité. C'est naturel, les choses simples restent les choses qui épatent.

       C'est le cas ici, car puisque Pusher est plutôt du genre fauché; le générique nous introduit directement dans un univers propre à Nicolas Winding Refn, très visuel, éternellement musical au même stade que Danny Boyle. Les caractères sont donc présentés les uns après les autres sous un torrent de guitare dans un splendide fondu. L'accord des musiques et des images étant un point fort de Refn à l'instar quelque part de Danny Boyle
. Le rythme étant donné dès la première minute, la formule sera la même pour Pusher 2 et 3. L'on ne sait alors vers quoi le film se tourne, ou plutôt vers quoi nous tourner, qu'importe, Pusher introduit parfaitement le spectateur dans cet élan de simplicité, quoi que stylisé à son paroxysme. Sa rappel Reservoir Dogs, sa rappel Mean Streets. C'est normal, les 3 Pusher restent le brillant mix de Mean Streets et The Yards. D'autre part, Pusher 2 reste un somptueux portrait, d'un éternel looser à qui les emmerdes ne manquent simplement jamais. La trilogie de toute une nation !

        1. Watchmen

Pour une question de droit, la vidéo n'est pas disponible sur Cowblog,
mais voici le lien. :)

 
 
http://www.youtube.com/watch?v=14vTrFyHO94
http://www.youtube.com/watch?v=14vTrFyHO94
http://www.youtube.com/watch?v=14vTrFyHO94
http://www.youtube.com/watch?v=14vTrFyHO94


 
        Et le grand est et reste Watchmen. L'histoire des seuls et uniques super héros qui pointent à pôle emploi pendant la guerre froide. On peut dire ce que l'on veut sur Zack Snyder, sur ses capacités à réaliser un film, sur son style très branché "MTV" post 90 qu'il assume dans les moindres recoins, peut être parfois pour ses acteurs un poil superficiels (Sucker Punch ou son premier film L'Armée des Morts envahis de quelques clichés bien venus...). Pourtant Zack Snyder reste surtout le réalisateur du visuellement bandant et testostéroné 300 ( des précurseurs du mouvement SS pendant grèce antique ) et surtout du roman graphique soit disant inadaptable d'Alan Moore mes frères ! Et comme Pusher c'est simple, Zack Snyder attaque le film d'un incroyable générique faisant suite à un premier abus de ralenti dans une magnifique scène de bousculades. 20 ans de l'histoire des états unis dans un passé ( ou un futur ) alternatif : On a donc le droit à l'assassinat de Kennedy par un membre Watchmen ( et non Lee Harvey depuis sa bibliothèque ) ou encore à David Bowie, Fidel Castro, Staline, que du beau monde à la veille de la guerre froide préconisé par Kubrick dans son Doctor Strangelove.

         Le générique du film de Zack Snyder ( encore une fois dans un merveilleux abus de ralenti ) reste sans aucun doute l'une des ouvertures de films les plus impressionnantes qui soient pour la reconstitution histoires et les différents clins d'oeil tout au long de ses 5 minutes rythmé par le troubadour du Mississippi Bob Dylan. Un paradoxe lorsque l'on connaissait ( plus de nos jours, le vieux Bob tourne en Chine... ) les paroles engagés de l'enfant du folk. Watchmen reste par ailleurs un film assez important dans l'histoire du cinéma contemporain, et son générique, véritable offrande à l'univers graphique d'Alan Moore permet en autre de comprendre le synopsis sans jamais lâché les yeux des magnifiques images développés par Zack Snyder mais aussi d'être totalement immergé dans un passé alternatif véritablement hallucinant pour n'importe quel historien. Un instant presque parfait, un générique rare. Explosif. Dans la veine des images d'archives de Forrest Gump quelque part.

 
http://images.eehjhay.net/movies/watchmen/watchmen-first-scene.png
        
http://louvreuse.net/images/stories/captures/pusher_02.jpg

http://smashou.info/dotclear2/public/cwebb/Series/dexter/dexter.jpg

http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/35/91/33/18777935.jpg

http://www.actucine.com/wp-content/uploads/2010/12/Trainspotting.jpg

http://unefrancaiseencalifornie.unblog.fr/files/2010/07/theend.jpg
 

Mercredi 25 mai 2011 à 19:03

 http://www.pias.com/uk/wordpress/wp-content/uploads/2010/09/JIM_JONES_REVUE_Burning_Your_House_Down.jpg

The Jim Jones Revue - Burning Your House Down
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        Avec un enregistrement sonore totalement dégueulasse mais au combien jouissif, les Jim Jones Revue sortaient en 2008 l'album éponyme "The Jim Jones Revue" façon The Doors. Enregistré sur un malheureux cinq pistes, les terribles enfants bercés au rock de Little Richard surprenaient la scène indépendante, et surtout la France où ils y ont assuré la scène de l'Olympia en compagnie de Placebo et Ghinzu. Le son était à l'image de la pochette, totalement dévastateur, farcis de bon nombres de pain, une voix de Jim Jones hallucinée et sur amplifiée, derrière des torrents de guitares assoiffés de jupons ( Oui c'est cela oui ). Les Jim Jones Revue donnaient tout simplement une énième approche du rock'n'roll...Mais moderne!

        C'est ainsi que ces 5 Anglais s'attaquaient aux origines du rock'n'roll, je parle là des Little Richard, Chuck Berry ou Jerry Lee Lewis ( voir les Sonics ). Un son typiquement 50's qui a pu séduire plus d'une personne dans leurs concerts qui restent de parfaite cure pour l'insomnie et d'un véritable calvaire pour les problèmes d'auditions. On frôlait même les 120 décibels à l'antique salle de l'Olympic de Nantes. Par là, les Jim Jones Revue reprenaient un style profondément déjà bien défini par le passé, Des structures simples, un minimum syndical de deux solos par chanson, et un chanteur ahurie. Voilà comment peut se voir le rock'n'roll. Magnifique pépite, c'était donc le passage difficile au second album qu'avaient à faire les 5 surdoués et fanatiques de Cadillac cette fois ci.

 
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         Car on a pu le noter par le passé, les seconds albums reprennent quand même pour la plupart la même structure et son équivalent à la première galette. Exemple en date, les Arctic Monkeys qui avant de s'enfoncer dans une pop niaiseuse, avaient épaté le monde entier de deux puissants et excellents albums. Simplement, les Jim Jones Revue reprennent la même atmosphère car le rock'n'roll est définitivement béni de tout enlisement vis à vis du renouvellement musical, Le passé l'a prédit! La même atmosphère mais des schémas musicaux plus élaborés. Ainsi qu'un son se rapprochant cette fois ci véritablement du Punk Rock'n'roll Blues. Tel en est le cas sur le magnifiquement dévastateur le titre éponyme Burning Your House Down.

         On a donc le droit à de véritable envolés blues ( Shoot First ) qu'à la complaisance du Punk sur le formidable Premidated rappelant alors plutôt les Stranglers sous un faux air de Sonics. Pêchant chacune de leurs compositions d'une brève mouillette influencée par chacun de leur semi dieux Rock'n'Rollesque, les Jim Jones Revue puisent ici différente Inspiration, aussi bien qu'Elvis sur High Horse, que Little Richard sur l'explosif Stop The People. Une chose est sûre, on bouge sur cul sur la musique totalement addictive qu'est celle des Jim Jones Revue. Coincés au fin fond de l'anus du son électrique Fender et bien trop amplifié, Jim Jones prend un malin plaisir à s'égosier pour notre plaisir auditif. Par là, le son reste tout aussi dégueulasse que les années 50, adieu au mastering profond ou tout autre développement technologique d'Apple pour IPAD.


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L'univers est donc totalement respecté, et il ne manque que les jupettes pour se mettre la mine mémorable du fin d'année. Reste une collection de son parfaitement rock'n'rollesque parfaitement dirigé ( High Horses, Killin Spree, Stop The People ) par l'invraisemblable pianiste Elliot Mortimer ( de véritables rossbeef ces Jim Jones ), un enragé de la scène. Pourtant c'est dans le terrible Elemental que l'on comprend la puissance musicale de ce groupe. Véritable hymne aux Sonics, Elemental reste certainement la pépite garnie de cet album. Au même stade que l'intense Princess and The GFrog ou Hey Hey Hey Hey sur le précédent disque. Un son de gratte époustouflant pour un riff typiquement punk au sein même de l'église du Boogie Boogie. Une putain de réussite.

       Les Jim Jones Revue épatent encore à nouveau. Peut être car le rock'n'roll semblait tellement loin des résistances hautes gammes des boites à rythme ou des claviers baveux de la New Wave ? Qu'importe, le travail de production sonore de Jim Sclavunos est magnifique. L'ambiance de semi répettes plait à chaque morceau sans jamais sans lasser. Est-ce donc ceci ? Le secret du Rock'n'Roll ? Les Jim Jones Revue semblent l'avoir bien compris, produisant un son plus calibré, plus important et plus mature dans sa construction, les Jim Jones Revue livrent ici l'un des albums les plus croustillants de l'année, peut être par sa simplicité, peut être par cette timide arrogance ou tout simplement car les Jim Jones Revue font définitivement renaître un style proprement dit qui s'effaçait au jour le jour des sorties dans les bacs. Merci à eux, le son CD n'avait jamais sonné comme un son vinyle.


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